olivier menge & didier voirol © patrick lüscher
Il y a des peintres qui rétrécissent l’univers, Olivier Menge est de ceux qui l’élargissent, l’amplifient ; par touches, discrètes, puissantes et ludiques, toujours légères. C’est à la fois sa liberté et celle qu’il offre à qui veut bien entrer dans ses boîtes à malices ou de Pandore, tout dépend de la place que l’oeil choisit de prendre sur la toile…
Dans ce monde peuplé de fées et de lutins, d’ogres et de belles alanguies, le peintre nous donne à voir l’envers et l’endroit du décor. A nous de choisir où regarder, à lui de nous enlever dans cette grande farandole de la vie.
Magaly Mavilia
La main est sûre, le regard clair
Telle la sauce agrémente les plats,
Sa peinture relève les sens
L’on peut se passer d’une bonne sauce
L’on peut se passr d’une belle toile
mais le pain est à la sauce
Ce que le mur est à la toile
Liés l’un à l’autre

Olivier Menge est un exhausteur de formes
Il pimente la banalité
Il poivre d’un grain de folie le mesuré
Il incorpore des ingrédients aux milles couleurs
Au final, dès le premier regard, les papilles salivent
L’oeil sourit à l’âme qui soupire
Et l’on se dit..
Dieu que c’est bon une bonne toile !
Yannick Poujol